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Namiki

" Namiki Manufacturing Company a vu le jour à Tokyo, fondée en 1915 par Ryosuke Namiki et le soutien financier de Masao Wada. En janvier 1918, Namiki crée une nouvelle société, Namiki Manufacturing Co. Ltd et dépose les noms de Namiki et de Pilot, lequel ne sera utilisé que plus tard et uniquement au Japon. En 1925, Namiki met au point et fait breveter un procédé, appelé laccanite, consistant à protéger l'ébonite par une solution chimique contenant de la laque. Mais l'invention de la laccanite ne suffit pas pour imposer la marque à l'étranger, notamment en Europe et aux Etats-Unis, où règnent déjà Onoto, Swan, Parker et Waterman.

Il faut une autre idée. Et pourquoi pas celle qui avait fait la fortune des artistes japonais de la période Edo : décorer les stylos selon la technique du maki-é ? Avec l'aide du professeur Shisui Rokkaku, sommité à l'Ecole des beaux-arts de Tokyo, quelques prototypes seront exécutés et présentés au monde entier. Ce fut le début d'un immense succès. Un ancien élève du professeur Rokkaku, Gonroku Matsuda, déjà considéré comme un génie dans l'art de la laque, est engagé ; il aura un rôle de directeur artistique. Il fondera une association d'artistes de la laque, nommée "kokko kai" (Groupe des Lumières de la Nation) dont l'objectif est d'étudier les techniques de laque et de ses styles et de les promouvoir dans le monde entier.

La société Namiki bénéficiait d'un réseau international grâce à son partenariat avec le célèbre fabricant, détaillant et distributeur, Alfred Dunhill Limited. Dunhill et Namiki donnèrent naissance aux plus beaux stylos que l'on puisse prendre en main. Sans doute parce que les deux hommes évoluaient dans une atmosphère rare : celle où l'on n'aspire qu'à la qualité."

(Extraits du livre quatre Saisons de Namiki) de Christophe Larquemin.

Aujourd'hui encore, utilisant les techniques millénaires du Maki-é, transmises de générations en générations par les mains talentueuses des "trésors viants", Namiki nous enchante avec ses collections d'instruments d'écriture, véritables oeuvres d'art.

L'urushi, une laque naturelle tirée du Rhus Vernicifera, "l'arbre à laque", est une essence présente dans le sud-est asiatique, une émulsion aux reflets ambre que les générations successives des peuples d'extrême-orient ont appris à purifier de toutes les poussières végétales, à assouplir et à rendre plus brillante encore avant de la colorer. La complexité de l'exploitation explique la rareté et la valeur du produit.

Nombreuses sont les techniques de "montage" des décors de Maki-é, qui se juxtaposent souvent sur le même objet. Le Togidashi maki-é est la technique la plus ancienne de décoration par polissage ; le Hira maki-é est une application de laque à plat ; le Taka Maki-é est une application de couches de laque en relief ; le Raden ou application de nacre ; le Hyoumon appplication de feuilles de métal - or, argent, étain- ; le Rankaku application de poudre ou coquilles d'oeufs de caille... Les motifs les plus complexes peuvent exiger jusqu'à 200 couches de laque.