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Tauromaquia

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650€

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Edition limitée de l'année 2007, produite à 500 exemplaires sur le thème de la tauromachie, née en Espagne. Il semblerait que la corrida n’ait pu s’implanter et subsister qu’en terre fortement hispanisée, donc importée par les espagnols. Mais la mise à mort n’est souvent que simulacre dans ces pays. Or c’est la mort du taureau qui donne à la corrida sa dimension tragique et rituelle. Corps en argent massif émaillé aux tons chauds : un torero en tenue d'apparat de dos défie le taureau en face de lui. Sur un fond émaillé orange marbré, la cape est rouge et jaune, le taureau et la montera du matador sont en noir. Capuchon en résine noire orné d'une pastille en corne et haut de capuchon gravé de motifs en forme d'arcades symbolisant les arcades de l'arène. Equipé d'une plume en or jaune 18 carats rhodiée, gravée de fleurs, de taille Moyenne. Système de remplissage à piston. En excellent état, micro rayures d'usage, livré sans son écrin d'origine. * La corrida est la conjonction d’une stratégie anatomique très savante et d’un sens théâtral aigu, qui maintient le " suspense " nécessaire à l’éclatement d’un triomphal dénouement. Le combat se déroule pour chaque taureau en trois tiers, les tercios, dont la durée est strictement réglementée à cinq minutes chacun. Chaque faena (déroulement du combat d’un animal) dure donc environ un quart d’heure, et la corrida une heure et demie. Les picadors attendent d’abord le taureau dans l’arène. Il s’agit de créer une mêlée terrifiante, où s’affrontent taureau contre chevaux, cavaliers démontés, piétons (peones) et matadors. La seule arme est la pique, les seules parades sont les passes de cape et les évitements. Le taureau doit à la fois recevoir de très nombreuses blessures, se montrer d’une extrême agressivité envers les chevaux qu’on lui présente à éventrer et sortir apparemment vainqueur. Le second tercio succède comme une accalmie. Il appartient aux poseurs de banderilles (les banderilleros). Succédant à l’épreuve de force, c’est un défi d’agilité qui oppose le taureau à l’acteur, une sorte de numéro d’acrobatie qu’admire le spectateur. La manœuvre surprend le taureau, trompé par des feintes et de brusques évitements. Les harpons, fichés dans le dos de l’animal pour augmenter la douleur et l’hémorragie, signalent de loin l’habileté du banderillero grâce à leurs manches enrubannés. Le dernier tercio est celui de l’exécution du taureau. Pour la mise à mort par estocade, aurait été mis au point vers 1726, un second leurre, la muleta, étoffe soutenue par une baguette pointue (42 cm), maniée de la main gauche (naturelle de la gauche, izquierda) ou de la main droite qui tient aussi l’épée (derechazo). Les passes permettent de placer favorablement le taureau pour atteindre le point, " la croix " (en la cruz, sommet de l’omoplate droite). On peut viser la croix de diverses manières, souvent assez hasardeuses: c’est " l’instant de vérité ". Le matador appelle (cite) le taureau pour le rapprocher ou pour bénéficier de l’élan de la charge et tenter de le tuer a recibir. A l’inverse du tireur embusqué et lointain, le matador semble braver le danger en s’approchant de très près des cornes. Cette frontalité héroïque et théâtrale, qui déclenche l’émotion, constitue également une habile stratégie, exploitant le fameux angle mort de vision et autres défauts de la vision du taureau.

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Marque
Omas
Longueur (en mm)
150
Diamètre (en mm)
16
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