Archives

Mon panier

Un chat Effrayant

Disponibilité: En rupture de stock
8 900,00 €

* Champs requis

Details

CONVERTOR, ADAPTATEUR ET CARTOUCHES NAKAYA SONT OFFERTS - FRAIS D'ENVOI OFFERTS. Délai de livraison : 6 mois minimum.

On connait l'imagination des japonais à travers leurs dessins et leurs mangas. Nul doute que ce décor somptueux, originellement appelé "Un chat effrayant derrière un shoji* cassé" sort tout droit d'un esprit créatif !
Effectivement, nous voyons un chat aux pupilles terrifiantes arracher avec sa gueule, le bois des panneaux coulissants, et ainsi entrer dans l'habitation.

* Dans l'architecture traditionnelle japonaise, un shōji (du chinois « barrière de bambous ») est une paroi ou une porte constituée de papier de riz translucide (appelé au Japon, washi, littéralement « papier japonais ») monté sur une trame en bois. Les shōji sont généralement désignés comme des portes coulissantes.

Réalisé sur la base d'un stylo plume en ébonite de la collection Piccolo, parfaitement équilibré, sans agrafe, sa ligne et ses embouts coniques permettent une grande liberté d'expression dans l'art du maki-e. Les techniques utilisées sont nombreuses.
Les parois quadrillées du shoji sont parsemées de poudre d'or utilisant la technique de l'hira-maki-e, ainsi que la technique de haut relief : Taka-maki-e. La laque est au préalable mélangée à un agent épaississant, le plus souvent du charbon de bois, le motif est dessiné, puis recouvert de poudre d'or ou d'argent. Une fois poli à l'état sec, l'artisan respectera les épaisseurs qui donneront l'effet de relief.

Le fond noir autour de la tête du chat est travaillé suivant la technique Togidashi-maki-e, utilisant des particules de métal plus grosses que les particules de poudre.
Le dessin des moustaches du chat ainsi que les lianes des embouts sont réalisés suivant la technique du Saishitsu, consistant à poser la laque par touches et non pas à l'appliquer par couches. "Saishitsu", littéralement "peindre avec de l'urushi", est une pratiques très répandue dans les arts décoratifs. Grâce aux pigments chimiques, inventés depuis le 20ème siècle, la palette de l'artiste ne cesse de s'enrichir de couleurs.
Le contour du bloc section, également fort ouvragé en poudre d'or et urushi, vous surprendra par des détails inattendus.

Votre stylo plume est équipé d'une plume en or 14 carats, dont les courbes et la souplesse ne sont plus à vanter. Le système de remplissage est à cartouche ou convertor.
La marque Nakaya est l'une des très rares au monde à proposer des stylos-plume uniques, s'adaptant parfaitement aux attentes et aux habitudes d'écriture de clients passionnés ; le slogan de Nakaya " For your hand only " exprime très bien cette spécificité.


L'ébonite, matière traditionnelle des stylos est fraisée, tournée et formée uniquement par l'Artisan tourneur. Suit ensuite l'étape du laquage.
Les artisans laqueurs sont issus de la région de Wajima, artisans spécialisés formés dans les écoles prestigieuses de techniques artistiques japonaises : Kaga, Aïzu… Ils sont officiellement reconnus dans leur pays comme "maîtres maki-e".

La laque utilisée au Japon se nomme Urushi. Elle provient de la résine d'un arbre appartenant, comme l'hévéa, à la famille des sumacs : Rhus Verniciflua ou, plus couramment, arbre Urushi, Vernis du Japon ou Arbre à laque. Le travail de la laque d'Urushi requiert au moins 5 semaines uniquement pour l'étape application et séchage des différentes couches. Couleur "vivante" qui prendra une patine différente avec le temps et la lumière.

Les experts vous diront que seul le vernis du Japon fournit une résine ayant un pouvoir adhésif assez élevé pour retenir toutes sortes de particules d'or, des plus fines aux plus grosses. Ce qui justifie son prix élevé : de 5 à 6 fois celui d'urushi venant d'autres pays producteurs, comme la Chine, le Vietnam et la Birmanie. La résine se récolte entre juin et novembre, en incisant le tronc de l'arbre ; sa sève est toxique. L'urushi est une denrée d'autant plus précieuse qu'elle est rare : au cours de sa vie, un arbre n'en fournit que 200 g. L'urushi cru ou arami-urushi ne se conserve pas plus d'un an. Il doit être raffiné, par petites quantités, en ki-urushi ou urushi pur qui peut, lui, se conserver plus de 10 ans, voire près de 50 ans.
Soluble dans la térébenthine ou l'huile de camphre, il protège de l'acide, de l'alcali, de l'alcool. Mais sa qualité la plus intéressante, dans un pays au climat maritime comme le Japon, est de durcir sous l'action de l'humidité. Un objet laqué, comme un grand vin, se bonifie avec le temps.

Plus d’information

Longueur (en mm)
130
Diamètre (en mm)
15