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Portable Kuro-tame clip noir Bille

Disponibilité: En rupture de stock
806,00 €

Details

Délai de livraison : environ 6 mois.

Le Writer Portable fait partie de la collection traditionnelle aux embouts arrondis, correspondant à une taille Standard de stylographe. Son diamètre reste identique à celui de la version "Long" ou "Piccolo", son capuchon est vissant.
Il est cependant impossible de placer le capuchon à l'arrière du stylo, de surcroît non recommandé s'agissant d'un objet en laque naturelle. Avec agrafe puisqu'il s'agit du modèle "Writer".
Son design conserve sobriété et pureté, aucune bague ne venant troubler l'harmonie de la ligne.

Corps en ébonite laqué d'urushi Kuro-tame d'une brillance intense (laque vermillon recouverte de couches de laque noire), équipé d'un clip laqué noir. Bloc section en métal plaqué rhodium.
Il s'agit d'un stylo bille équipé d'un capuchon, recharge de type Parker. Cette version est nettement plus lourde que son homologue plume car la recharge bille est insérée dans une gaine en métal.


L'ébonite, matière traditionnelle des stylos est fraisée, tournée et formée uniquement par l'Artisan tourneur. Suit ensuite l'étape du laquage.
Les artisans laqueurs sont issus de la région de Wajima, artisans spécialisés formés dans les écoles prestigieuses de techniques artistiques japonaises : Kaga, Aïzu… Ils sont officiellement reconnus dans leur pays comme "maîtres maki-e".

La laque utilisée au Japon se nomme Urushi. Elle provient de la résine d'un arbre appartenant, comme l'hévéa, à la famille des sumacs : Rhus Verniciflua ou, plus couramment, arbre Urushi, Vernis du Japon ou Arbre à laque. Le travail de la laque d'Urushi requiert au moins 5 semaines uniquement pour l'étape application et séchage des différentes couches. Couleur "vivante" qui prend une patine différente avec le temps et la lumière.

Les experts vous diront que seul le vernis du Japon fournit une résine ayant un pouvoir adhésif assez élevé pour retenir toutes sortes de particules d'or, des plus fines aux plus grosses. Ce qui justifie son prix élevé : de 5 à 6 fois celui d'urushi venant d'autres pays producteurs, comme la Chine, le Vietnam et la Birmanie. La résine se récolte entre juin et novembre, en incisant le tronc de l'arbre ; sa sève est toxique. L'urushi est une denrée d'autant plus précieuse qu'elle est rare : au cours de sa vie, un arbre n'en fournit que 200 g. L'urushi cru ou arami-urushi ne se conserve pas plus d'un an. Il doit être raffiné, par petites quantités, en ki-urushi ou urushi pur qui peut, lui, se conserver plus de 10 ans, voire près de 50 ans.
Soluble dans la térébenthine ou l'huile de camphre, il protège de l'acide, de l'alcali, de l'alcool. Mais sa qualité la plus intéressante, dans un pays au climat maritime comme le Japon, est de durcir sous l'action de l'humidité. Un objet laqué, comme un grand vin, se bonifie avec le temps.

Les couleurs traditionnelles de la laque japonaise sont le noir, obtenu par réaction chimique entre l'urushi et l'hydroxyde de fer, le rouge en incorporant du cinabre, le brun de l'oxyde de fer, le jaune par mélange avec de l'orpiment, le vert avec du bleu de Prusse et de l'orpiment. Grâce aux pigments chimiques, inventés depuis le XXème siècle, la palette de l'artiste ne cesse de s'enrichir de couleurs.

La laque urushi-nuri (revêtement de laque) de Wajima utilisée par Nakaya apporte un éclat et une profondeur de couleur intenses.

Plus d’information

Longueur (en mm)
150
Diamètre (en mm)
15