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Writer Portable Midori-tamenuri

Disponibilité: En rupture de stock
1 005,00 €

Details

Le Writer Portable fait partie de la collection traditionnelle aux embouts arrondis, correspondant à une taille Standard de stylo-plume et  EQUIPE D'UNE AGRAFE. Design sobre et épuré, aucune bague ne vient troubler l'harmonie de la ligne, capuchon vissant. Corps en ébonite laqué d'urushi noir et vert au brillant intense.

Le nom donné par les japonais à cette teinte est : "Midori-tamenuri", Midori signifiant vert, associé à la technique du Tamenuri.
En effet, le mot Tamenuri est l'association de "Tame" qui signifie plan d'eau et "Nuri" qui correspond au laquage. On peut en effet observer les couches de laque Urushi comme si l'on regardait au travers de l'eau. Les artisans de Wajima utilisent la laque verte (midori urushi) comme base sur le corps du stylo puis finissent le processus en appliquant de la laque noire (Kuro-urushi). Une fois ces étapes achevées, l'artisan polit la surface à la main, pendant des mois, afin d'obtenir un certain degré de transparence permettant de distinguer les dégradés de laque.
Dans le cas présent, la teinte principale est le noir, le vert menthe apparaît en transparence, mis en évidence au niveau des arêtes polies.

Equipé d'une plume en or jaune 14 carats, de taille Elastic Soft Medium. Un trait Moyen, doté d'une certaine flexibilité et élasticité.
Le système de remplissage est à cartouche ou convertisseur. Un adaptateur servant à utiliser des cartouches européennes est également fourni.


L'ébonite, matière traditionnelle des stylos est fraisée, tournée et formée uniquement par l'Artisan tourneur. Suit ensuite l'étape du laquage.
Les artisans laqueurs sont issus de la région de Wajima, artisans spécialisés formés dans les écoles prestigieuses de techniques artistiques japonaises : Kaga, Aïzu… Ils sont officiellement reconnus dans leur pays comme "maîtres maki-e".

La laque utilisée au Japon se nomme Urushi. Elle provient de la résine d'un arbre appartenant, comme l'hévéa, à la famille des sumacs : Rhus Verniciflua ou, plus couramment, arbre Urushi, Vernis du Japon ou Arbre à laque. Le travail de la laque d'Urushi requiert au moins 5 semaines uniquement pour l'étape application et séchage des différentes couches. Couleur "vivante" qui prendra une patine différente avec le temps et la lumière.

Les experts vous diront que seul le vernis du Japon fournit une résine ayant un pouvoir adhésif assez élevé pour retenir toutes sortes de particules d'or, des plus fines aux plus grosses. Ce qui justifie son prix élevé : de 5 à 6 fois celui d'urushi venant d'autres pays producteurs, comme la Chine, le Vietnam et la Birmanie. La résine se récolte entre juin et novembre, en incisant le tronc de l'arbre ; sa sève est toxique. L'urushi est une denrée d'autant plus précieuse qu'elle est rare : au cours de sa vie, un arbre n'en fournit que 200 g. L'urushi cru ou arami-urushi ne se conserve pas plus d'un an. Il doit être raffiné, par petites quantités, en ki-urushi ou urushi pur qui peut, lui, se conserver plus de 10 ans, voire près de 50 ans.
Soluble dans la térébenthine ou l'huile de camphre, il protège de l'acide, de l'alcali, de l'alcool. Mais sa qualité la plus intéressante, dans un pays au climat maritime comme le Japon, est de durcir sous l'action de l'humidité. Un objet laqué, comme un grand vin, se bonifie avec le temps.

Les couleurs traditionnelles de la laque japonaise sont le noir, obtenu par réaction chimique entre l'urushi et l'hydroxyde de fer, le rouge en incorporant du cinabre, le brun de l'oxyde de fer, le jaune par mélange avec de l'orpiment, le vert avec du bleu de Prusse et de l'orpiment. Grâce aux pigments chimiques, inventés depuis le XXème siècle, la palette de l'artiste ne cesse de s'enrichir de couleurs.

La laque urushi-nuri (revêtement de laque) de Wajima utilisée par Nakaya apporte un éclat et une profondeur de couleur intenses.

Plus d’information

Longueur (en mm)
150
Diamètre (en mm)
15